Julien Dethier, maçon à Liège
J’ai commencé comme apprenti à seize ans, chez un maçon de Seraing qui m’a appris deux choses : qu’un joint mal fait se voit vingt ans, et qu’un client prévenu ne s’énerve jamais. Je me suis mis à mon compte en 2009.
Je travaille seul, avec un aide quand le chantier le demande. Terrassement, maçonnerie, finitions : je fais tout moi-même. C’est plus lent que d’envoyer trois équipes, mais vous n’avez personne à coordonner et personne ne se renvoie la balle quand quelque chose cloche.
Ce que j’essaie de faire différemment : venir voir avant de chiffrer, dire quand un permis est nécessaire, et refuser les chantiers que je ne sais pas faire. Il y en a. Je préfère vous envoyer chez quelqu’un de bien que d’apprendre sur votre maison.
Ma façon de travailler
Je viens voir avant de chiffrer
Un devis fait au téléphone se termine toujours par un supplément. La visite est gratuite, autant s’en servir.
Une date, et je m’y tiens
Sauf pluie sur un chantier extérieur — et dans ce cas je préviens la veille, pas le matin même.
Le chantier rendu propre
Déchets évacués, abords balayés. Vous récupérez un jardin, pas un dépôt.
Je refuse ce que je ne sais pas faire
Charpente, toiture, électricité : ce n’est pas mon métier. Je vous oriente vers quelqu’un plutôt que d’essayer.